Appel de communications
Revue canadienne des sciences de l’information et de bibliothéconomie

Le défi mondial de la culture informationnelle 

Dans son allocution présentée à la promotion 1999 de l’Université de Toronto, Anthony Comper, alors Président de la Banque de Montréal, déclarait : « Peu importe ce que vous apportez au milieu de travail du 21e siècle, peu importe l’importance de vos compétences techniques et de la portée de votre comportement, peu importe la profondeur de votre engagement envers l’excellence, il demeure que le facteur décisif de la réussite est la nécessité d’acquérir un niveau élevé de culture informationnelle. Dans l’industrie du savoir, nous avons besoin d’individus sachant absorber, analyser, intégrer, créer et transmettre l’information de façon efficace et connaissant la meilleure manière d’utiliser l’information afin de faire ressortir la véritable valeur de tout ce qu’ils entreprennent ».

En réalité, un engagement sans restriction envers notre « société de l’information » est impossible sans un certain niveau de culture informationnelle. La réussite scolaire, l’enseignement postsecondaire, le milieu de travail et la vie quotidienne dépendent en grande partie de la culture informationnelle. Cette dépendance touche tous les contextes géographiques et démographiques. La culture informationnelle est véritablement une préoccupation mondiale.

Cependant, la culture informationnelle est une notion complexe et souvent mal interprétée, regroupant une variété de compétences, de processus, de comportements et de connaissances touchant l’information.

Comme le soulignent Shapiro et Hughes (1996) : « … la culture informationnelle devrait… être conçue… comme un nouvel art libéral comprenant aussi bien l’utilisation des ordinateurs et l’accès à l’information qu’une réflexion critique sur la nature de l’information elle-même, son infrastructure technique, de même que son impact et son contexte social, culturel et même philosophique. Ces éléments sont considérés aussi essentiels à la structure mentale de l’individu instruit de l’ère moderne de l’information que le trivium de base des arts libéraux (grammaire, logique et rhétorique) était essentiel à une personne instruite de la société médiévale ». [1]

Étant donné l’importance reconnue de la culture informationnelle, quelle est sa place dans notre programme d’action ? Quels sont les points théoriques en litige concernant la culture informationnelle qui devraient être discutés ? Qui a reçu la mission de développer la culture informationnelle parmi les citoyens et de quelle manière ces efforts sont définis et encouragés ? Plusieurs intervenants ont la responsabilité de promouvoir et d’enseigner la culture informationnelle, incluant les gouvernements, les bibliothécaires, les enseignants et les parents. De quelle manière doivent être gérées les relations entre ces différents groupes ? Quelles sont les pratiques exemplaires de l’enseignement de la culture informationnelle ? De quelle manière pouvons-nous mesurer efficacement l’impact de l’enseignement de la culture informationnelle ?

Les articles en lien avec tout aspect de la culture informationnelle peuvent être soumis pour le volume 32, numéro 1 (Hiver 2008) de la Revue canadienne des sciences de l’information et de bibliothéconomie (RCSIB). La date limite pour la soumission des articles est le 29 juin 2007. Les manuscrits complets d’une longueur d’environ 5 000 mots doivent être expédiés à Heidi Julien, School of Library & Information Studies, Université de l’Alberta, 3-20 South Rutherford, Edmonton (Alb.), Canada T6G 2J4. Pour connaître les directives de rédaction des manuscrits, veuillez consulter le « Protocole de rédaction » inclus dans chaque livraison de la RCSIB ou sur le site web de la revue
(http://www.cais-acsi.ca/journal/guidelines_fr.htm).


[1] Shapiro, Jeremy J. and Shelley K. Hughes. "Information Literacy as a Liberal Art." Educom Review. Vol 31 No. 2 March/April 1996. http://www.educause.edu/pub/er/review/reviewarticles/31231.html